
Manifestation contre la vente d'Énergie NB
Publié à 0h00 le jeudi 4 février 2010


CAMPBELLTON - La nouvelle entente énergétique présentée le 20 janvier dernier n'a pas réussi à calmer les inquiétudes de certains résidents de la province.
C'est pourquoi des manifestants se sont rassemblés devant les bureaux du député de Campbellton Restigouche-Ouest et président de l'Assemblée législative, Roy Boudreau et devant les bureaux du ministre de l'Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail Donald Arseneault, jeudi dernier.
Il était une demi-douzaine à s'être déplacé du côté de Campbellton, et ce, même si le député était du côté de Fredericton.
Les manifestants présents jugent que le gouvernement du Nouveau-Brunswick a fait preuve d'un manque de transparence dans ce dossier.
«Pourquoi on ne demande pas l'opinion des gens du Nouveau-Brunswick? C'est pour cela que les gens sortent, parce qu'ils veulent savoir ce qui se passe» s'est questionné Denis Maltais, l'un des manifestants.
«Il faut sortir et en parler. Nous, en sortant et en faisant des manifestations, on veut que le public ait son mot à dire là-dedans et pas seulement que ce soit fait derrière des portes closes. On veut que les gens soient impliqués dans ce débat là» a ajouté un autre manifestant, Marc Dunn.
Insatisfait de la nouvelle entente, ce dernier demande à ce qu'Énergie NB ne soit pas vendu, en parti ou en totalité, au Québec, et ce, même si cela entrainerait la hausse des tarifs d'électricité.
«Je serai prêt à vivre avec une augmentation, pourvu que ça reste à nous. Ce n'est pas seulement pour nous que nous demandons cela, mais aussi pour les générations futures» a-t-il déclaré.
Ils ont d'ailleurs fait part de leur méfiance envers cette entente et des arguments du gouvernement.
«Nous ne savons pas quelle sorte de pouvoir nous allons avoir dans cinq ans pour contrôler notre électricité, soutient M. Maltais. Ils nous font des promesses que d'ici à 5 ans il va y avoir un contrôle, mais après cinq ans Québec va décider de faire ce qu'il veut. Qui va avoir le contrôle? Ce ne sera pas nous. Ils vont dire nous n'avons pas le pouvoir, c'est une autre province qui s'en occupe. Tout de suite, nous avons une chance de pouvoir contrôler, à 3% c'est peut-être beaucoup, mais dans cinq ans qu'est-ce que ça va être? Personne ne peut nous garantir ce que ça va être, on ne nous dit rien» déplore-t-il.
D'autres manifestations ont été organisées au même moment à travers la province, soit du côté de Bathurst, Moncton, Miramichi et Fredericton.
Autres manifestations
Des employés d'Énergie NB ont également fait part de leur mécontentement le 25 janvier dernier, toujours du côté de Campbellton et Dalhousie.
Présent, le député Roy Boudreau a discuté avec les manifestants.
«Ce n'est pas un problème libéral ou conservateur. C'est quelque chose qui est discuté depuis de nombreuses années et la province ne peut tout simplement pas continuer d'avoir un déficit chaque année. C'est comme conduire une Cadillac avec un budget de Volkswagen. C'est bien, mais ça va finir par te rattraper», a-t-il affirmé.
Avant de se rendre à Campbellton, les manifestants étaient du côté de Dalhousie. Le ministre Donald Arseneault est sorti pour discuter avec les manifestants et il a tenté de les convaincre leur expliquant comment une taxe sur le carbone pourrait affecter les centrales comme celle de Dalhousie. Les manifestants ne semblaient toutefois pas encore convaincus lorsqu'ils ont quitté les lieux.
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