
Double lancement pour Richard Delage
Publié à 0h00 le jeudi 4 février 2010


SAINT-QUENTIN - Richard Delage a procédé à un double lancement la semaine dernière à Saint-Quentin.
Ses deux livres, publiés à son compte, sont d'un style bien différent. Alors que Faux refuge est un roman de science-fiction, L'Ultime Révélation se veut plutôt une réflexion basée sur des expériences vécues par l'auteur.
M. Delage a entrepris l'écriture de Faux refuge en 1999, après avoir mis de côté le roman, il y est revenu en 2003, pour finalement le terminer à la fin 2009.
Le roman porte sur un monde où le terrorisme et les changements climatiques ont atteint un niveau insoutenable. La race humaine prend donc abris dans le Refuge, un genre d'arche de Noé des Temps modernes, cependant, deux dictateurs s'en emparent.
«Faux Refuge ça vient de mon tempérament, des mes prises de conscience dans la dernière décennie. Comme j'avais déjà commencé en 1999, les événements de 2001 me confirmaient que c'était où nous étions rendu» explique l'auteur.
Bien qu'il s'agit d'une oeuvre de science-fiction, M. Delage s'est inspiré des événements de la Deuxième Guerre mondiale. Les personnages des deux geôliers ont été construits en s'inspirant d'Adolf Hitler et de Slobodan Milosevic.
En écrivant le roman, M. Delage explique qu'il a ainsi voulu faire une critique de notre société qu'il décrit comme étant basé sur la consommation et la performance, où tout va toujours beaucoup trop vite.
«Ça fait partie de notre mentalité nord-américaine et j'ai voulu passer ce message dans mon roman, à savoir que ce sont des choses qui pourraient se répéter, que l'on devienne prisonnier de nos valeurs de production et par des fous qui mènent le monde» a-t-il partagé.
Son deuxième livre, L'Ultime Révélation, se veut plutôt un témoignage basé sur un fait vécu. L'auteur a entrepris la rédaction du livre suite à la mort accidentelle de son fils. Si le début du livre est un témoignage, il quitte le niveau personnel après les premiers chapitres. Il est basé sur un dialogue entre l'homme blessé et Dieu, passant à travers les étapes du deuil.
«Les principaux messages sont que lorsqu'un événement du genre arrive on a deux choix, soit de l'accepter ou de le refuser. Si on le refuse, cela aura effectivement des conséquences sur nous et sur les autres», explique M. Delage.
«Ce sont des choses qui ont été discutées auparavant, mais là ils sont décrits différemment. Ils sont toujours précédés d'un paysage qui va donner un coup de pinceau sur les thèmes qui ont été discutés juste avant dans le dialogue qui le précède. Le paysage va imager où le lecteur se situe et le personnage aussi. Il y a comme une relation, une symbiose entre le dialogue et le paysage» ajoute-t-il.
Bien que la trame de fond soit la perte d'un enfant, l'auteur soutient que le livre ne s'adresse pas seulement aux personnes en deuil.
«Mon livre s'adresse à un vaste public, non seulement ceux qui veulent se sortir d'un deuil, mais aussi d'une déprime ou encore d'un arrêt de travail. Le deuil c'est juste un point de départ devant les injustices que l'on vit.»
Richard Delage prévoit faire un double lancement à la Galerie Restigouche plus tard en février.
Pour le moment les deux livres sont en vente à plusieurs endroits, soit à neuf points de vente à Saint-Quentin et Kedgwick ainsi que quelques endroits dans la région d'Edmundston, à Shippagan et Tracadie-Sheila. Les intéressés peuvent également le contacter par courriel au richarddel@rogers.com ou au 235-2887.
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